Edito

Dimanche 15 avril 2018 – 3ème dimanche de Pâques                               

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 24,35-48.                                  
« 
Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »
Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. »

Une fois de plus le Seigneur ressuscité ouvre l’intelligence des Écritures à ceux qu’il rencontre.

Nous sommes presque jaloux de ces premiers disciples qui ont la chance de ne rien avoir à faire pour comprendre tout ce qui a été écrit sur le Christ depuis l’origine des écritures.

Ne sommes-nous pas aussi des disciples ? Ne rencontrons-nous pas le Christ chaque semaine dans ce rendez-vous qu’il nous donne lui-même autour de la table Eucharistique ?

Ne nous ouvre-t-il pas lui-même l’intelligence à la compréhension des écritures ? Si je ne m’abuse, c’est le propre de la table de la parole.

Le cycle liturgique nous offre jour après jour, et semaine après semaine, un parcours dans le nouveau et dans l’ancien testament, dans les écrits et les prophètes, sans oublier les livres de Sagesse par les Psaumes.

Une fois la proclamation achevée, il revient au prédicateur de nous ouvrir l’intelligence à cette compréhension.

L’homélie n’est pas un cours ex-cathedra où la maîtrise d’un enseignant nous fera comprendre l’importance d’un iota souscrit dans la grammaire ou l’emploi d’un mot. Si nous souhaitons devenir des spécialistes de la Bible, la faculté catholique dispense tous les cours nécessaires, et nous pourrons ainsi devenir des maîtres en exégèse.

L’homélie doit nous permettre d’atteindre un autre but : elle doit nous permettre de devenir des familiers de l’écriture et de rencontrer le Christ vivant.

La Parole de Dieu s’adresse à nous, aujourd’hui, dans notre condition et situation humaine. Le rôle de la prédication est de nous faire entrer dans le mystère de l’amour de Dieu et dans les conséquences qu’a cet amour dans nos relations et notre agir quotidien.

Le brio du prédicateur n’est pas le plus important de l’homélie, chacun se doute que cet exercice est délicat et qu’il demande de la part de l’orateur beaucoup d’humilité. En effet qui peut se targuer de donner un commentaire efficace et juste de la parole de Dieu sinon Dieu lui-même ? Le prédicateur doit toujours s’effacer devant la Parole ; la prédication s’adresse aussi et parfois avant tout au prédicateur lui-même.

Fort de ces remarques, il serait bon de faire un rapide résumé des homélies, au minimum dans son cœur, et noter les invitations que Dieu nous fait. Si Dieu nous ouvre lui-même l’intelligence, il faudrait garder plus qu’une vague impression de l’homélie et au besoin aller faire le point avec le prédicateur, même en cas de désaccord.

Jorge JIMENEZ

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Pensée du pape François

Jésus dit : « Je suis venu apporter la division » ; non pas que Jésus veuille diviser les hommes entre eux, au contraire, Il est notre paix ! Mais cette paix n’est pas un compromis à tout prix ! Suivre Jésus implique de renoncer au mal, à l’égoïsme, et de choisir le bien, la vérité, la justice ; cela divise, nous le savons. Mais ce n’est pas Jésus qui divise !