Edito

Dimanche 9 décembre 2018 – 2ème dimanche de l’Avent

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 3,1-6.

« Il parcourut toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés, comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète :
« Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers… »

Voix qui crie dans le désert.

Ainsi se présente Jean que nous nommons le Baptiste.

Sa voix est forte et elle parvient aujourd’hui jusqu’à nous. Elle n’a pas cessé de proclamer la même venue depuis plus de deux mille ans.

Elle nous enjoint de rendre droits des sentiers, de combler des ravins, d’abaisser montagnes et collines, de redresser des chemins tortueux et aplanir les chemins rocailleux. Il y a là un cahier des charges pour un terrassier. Nous imaginons aisément les machines qui pourraient être utilisées, toutes plus grosses les unes que les autres, dans notre monde moderne. Mais hier, comme aujourd’hui, pour ces tâches il n’y a pas de machines. Il n’y a que cette voix rauque et lancinante qui sans cesse répète la même injonction. Force est de constater que le terrain n’a pas bougé d’un millimètre. Bien au contraire il semblerait même que chaque année qui passe nous éloigne davantage de celui qui vient : le Seigneur.

Les troubles de ces dernières semaines, qui sont allés jusqu’au paroxysme de brûler, samedi dernier, la voiture d’un paroissien, durant la messe à Béligny, sont de cet ordre. La voix crie dans le désert et qui l’écoutera ?

Où sont les sentiers de nos cœurs et où nous conduisent-ils ? Vers un néant de gestes inconsidérés provoquant panique et fuite.

Où sont-ils ces ravins à combler, quelle douceur viendra pacifier celui qui n’a plus d’espérance et qui voit dans la violence un moyen de calmer le non-sens de sa vie ?

Quelles montagnes de haine et de mépris faudra-t-il aplanir pour oser rencontrer, de l’autre côté, un visage pacifié et accueillant ?

Que pourra-t-on redresser si nos mains sont chargées de cailloux prêts à jeter sur celui qui vient nous entraîner sur des chemins de la justice et de la paix ?

La semaine dernière les textes avaient une teneur d’apocalypse, gageons que cette semaine ils manifestent une révélation pour chacun d’entre nous.

Il faut que la voix cesse de crier dans le désert, mais qu’elle touche les cœurs et appelle à une conversion d’amour pour chacun.

Jorge JIMENEZ

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Pensée du pape François

Le saint est capable de vivre joyeux et avec le sens de l’humour. Sans perdre le réalisme, il éclaire les autres avec un respect positif et rempli d’espérance. Être chrétien « est joie dans L’Esprit Saint » parce que l’amour de charité entraîne nécessairement la joie. Si nous laissons le Seigneur nous sortir de notre carapace et nous changer la vie, alors nous pourrons réaliser ce que demandait Paul : « Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur, je le dis encore, réjouissez-vous. »