Edito

Dimanche 9 juillet 2017 – 14ème dimanche du temps ordinaire                                                                        

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,25-30. 
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » 

Après les remerciements de la semaine dernière, l’Évangile de ce dimanche me permet de vous faire des demandes, d’autant plus que cette feuille hebdomadaire est la dernière de la période, la prochaine devrait paraître pour la rentrée scolaire, vous laissant ainsi le temps de vacances pour  vous déterminer.

Le fardeau.

Nous souffrons tous, c’est un constat ; nous souffrons de solitude et d’incompréhension. Nous souffrons d’une charge de travail trop élevée ou du manque de travail. Nous souffrons pour nos familles ou par nos familles. Nous souffrons de mille maux physiques ou psychiques. La souffrance fait partie de ce que nous sommes, et nous sommes contraints de vivre avec. Il y a parfois des moments dans une vie où tout va bien ou tout est calme. Soudain nous nous surprenons à penser que cela ne va pas durer et que quelque chose va nous tomber dessus.

Oui, depuis que l’humanité a été chassée de l’Éden originel, la souffrance fait partie intégrante de notre humanité. Depuis ce terrible jour, nous essayons par tous les moyens de l’éliminer. Cependant il semble que le chemin que nous suivons pour nous débarrasser de la souffrance n’est ni le meilleur, ni le plus rapide.

Le Christ nous dit avec une simplicité déconcertante : Venez à moi ! Nous pouvons aussi comprendre revenez à Dieu, pour savoir où poser le fardeau qu’est la souffrance. Le retour à Dieu se fait en prenant sur soi la charge du Fils, en devenant disciple du Vivant.

La manière dont Jésus nous invite à lâcher notre souffrance est de prendre la sienne. Il y a là un paradoxe que nous pouvons sinon comprendre au moins accueillir. Prendre le Joug du Christ, c’est accepter de ne plus être seul dans l’univers contre tous. C’est de déposer aux pieds du Christ nos incapacités et nos manquements qui sont souvent la cause de nos plus grandes souffrances. C’est s’atteler à la tâche du Seigneur et mettre les dons que nous avons reçus au service d’un projet qui nous dépasse et qui engendre la vie. C’est enfin, et surtout, se découvrir frères d’une même humanité, en acceptant de partager ce qui nous empêche de vivre pleinement.

Devenir disciples-acteurs du projet de Dieu, est la proposition que le Christ nous fait, et que je me permets de relayer pour notre paroisse.

Il nous faut des hommes et des femmes qui soient humblement serviteurs à l’accueil paroissial, des hommes et des femmes qui donnent un peu de leur temps à préparer les liturgies et au service de la sacristie, des hommes et des femmes qui se proposent d’accompagner les familles dans le désarroi de la perte d’un être cher, ou dans la joie d’une naissance, finalement des hommes et des femmes qui acceptent de servir là où le Christ les envoie. Il n’y a pas de liste exhaustive, les appels à Sainte Anne des Calades sont nombreux, tout comme cette terrible souffrance qui peut se lire autour de nous et que le Christ, par nous, veut soulager.

Nous n’avons qu’une seule certitude, au cœur de nos incompétences, là où nous accepterons de servir, le Christ nous portera lui-même.

Dès à présent merci de votre disponibilité.

Jorge JIMENEZ

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Pensée du Pape François

Après la résurrection de Jésus commence une vie nouvelle ! C’est ce que Jésus dit à Nicodème : « naître d’en haut », commencer. C’et la vie nouvelle reçue dans le Baptême. La multitude de ceux qui étaient  devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme dans l’amour réciproque. Penser que les autres sont meilleurs que moi : c’est beau, non ? C’est un travail à faire sur le chemin de la vie, à faire par l’Esprit en nous.