Prêtres ouvriers : témoignage du Père Louis Granjon

            1 )  Pourquoi les Prêtres-Ouvriers ? Aperçu historique : 

Au 19ème siècle il y a un grand développement de l’industrie avec la création de grandes entreprises.

De très nombreux ouvriers sont embauchés ; beaucoup viennent du monde rural. C’est l’apparition  d’une nouvelle classe sociale de travailleurs, la classe ouvrière.

            Ces ouvriers ont souvent des conditions de travail très dures, très pénibles. Bien souvent  ils font des journées de travail de plus de 10 H. Ils habitent dans des cités ouvrières  avec des logements très précaires, souvent dans des taudis. Ils ont souvent des salaires de misère !I l y a aussi des enfants qui sont embauchés pour toutes sortes de travaux !

            Peu à peu s’est organisé le mouvement ouvrier animé surtout par la CGT et le Parti Communiste. C’est par la lutte que les ouvriers ont obligé les patrons à améliorer les conditions de vie de leurs salariés. C’est ce qu’on a appelé la lutte de classes entre les ouvriers et les employeurs.

            L’Eglise était surtout orientée sur la vie en paroisse, avec le souci d’animer les chrétiens déjà rassemblés. Elle était peu ouverte à tout ce monde ouvrier qui se développait dans des conditions bien difficiles !

            Peu à peu s’est élevé un mur entre l’Eglise et cette classe ouvrière.

Les ouvriers se rendaient compte que l’Eglise Institutionnelle n’était plus avec eux, mais qu’elle était bien souvent liée au monde patronal qui les exploitait. Il n’y avait que la lutte dans le mouvement ouvrier qui pouvait améliorer leurs conditions de vie.

            En 1940 c’est guerre avec l’Allemagne. De nombreux prêtres et séminaristes sont faits prisonniers. Il y en aussi qui partent dans le cadre des STO, en Allemagne, c’est le Service du Travail Obligatoire.

            Ces prêtres et ces séminaristes se sont trouvés dans les camps au même rang que les autres hommes. Ils étaient au milieu d’eux, comme eux, sans privilèges. Des gens avec des opinions et des convictions très diverses : « celui qui croyait au ciel et celui qui n’y croyait pas » (Aragon).

            C’est dans cette vie commune que ces prêtres ont pris conscience très fortement du manque de foi total de beaucoup, du fossé qui les séparait de l’Eglise.

Après la guerre ils ne pourront plus vivre leur ministère comme avant !

            En 1941 c’est la parution d’un livre qui a fait beaucoup de bruit dans l’Eglise : « France, pays de mission » d’Henri Godin et Yvan Daniel. Ce livre analyse la situation de déchristianisation de la France et il la compare aux Pays de mission. Les évêques et les chrétiens sont profondément interpelés !

A Paris, à cette époque, c’est le cardinal Suhard qui était évêque ( 1939-1949 ). Il avait déjà pris conscience de la déchristianisation des banlieues, car il se rendait souvent dans les cités ouvrières. C’est sous son impulsion, avec les autres évêques,  que fut créé le séminaire de la Mission de France, à Lisieux. Ce séminaire avait pour but de former des prêtres qui seraient envoyés au travail dans les usines. Vivre pleinement, dans la proximité la vie ouvrière, pour annoncer la Bonne nouvelle de Jésus-Christ aux « pauvres ».

            Dans les années 44-45 les premiers  prêtres ont été envoyés dans les usines. IIs se sont incarnés au plus près de la vie des ouvriers en partageant toute leur vie à 100%.

Ils ont pris des emplois de manœuvres en bas de l’échelle, et ils ont vécu les mêmes conditions de travail et de logement que les ouvriers. Ils se sont incarnés, enfouis, un peu comme Jésus l’a vécu à Nazareth pendant 30 ans.

            De 1944 à 1954 une centaine de prêtres ont ainsi été envoyés au travail dans les entreprises er sur les chantiers de construction des grands barrages. Le plus souvent ils sont allés habiter dans les cités.

            Ces P.O ont vécu pleinement la solidarité avec les autres ouvriers en participant à leur lutte pour de meilleures conditions de vie. Ils ont découvert sur le tas tout ce qui écrasait la dignité de ces travailleurs. Ils ne pouvaient pas rester sur la touche sans rien faire !

            De ce fait, très vite ces P.O. se sont engagés dans les syndicats et ont été élus délégués du personnel. C’est la doctrine sociale de l’Eglise qu’ils mettaient en pratique avec leurs camarades de tous bords !

            Cet envoi de prêtres par l’Eglise dans les usines a eu un retentissement très positif dans la classe ouvrière. C’était la reconnaissance par l’Eglise de la dignité de la vie des ouvriers.

            Peu à peu l’opinion et la mentalité  des ouvriers ont changé dans la manière de regarder l’Eglise, ce n’était plus une opposition systématique. Les petits, les pauvres, les exclus étaient reconnus dans leur dignité par l’Eglise. Leur vie avait aussi du prix aux yeux de Dieu. L’envoi des PO a été un signe fort donné au monde.

            Mars 1954 cette présence de prêtres engagés dans les usines n’a pas été acceptée par tous les évêques de France, ni par un certain nombre de chrétiens !

Beaucoup ont envoyé des messages à Rome pour dire leur désaccord et leur inquiétude : le prêtre, selon eux, c’est l’homme du sacré et ça ne convient pas pour son ministère qu’il se salisse les mains dans le cambouis. D’autre part le prêtre doit être l’homme de tous. Ce n’était pas pensable que les PO participent à la lutte de classe contre les employeurs en s’engageant dans les syndicats et au Parti Communiste.

Le marxisme venait d’être condamné sévèrement par le pape.

Avec ces prêtres ouvriers le marxisme risquait de gangrener le cœur même de l’Eglise !

            C’est pour ces raisons que le 3 mars 1954 le pape Pie XII ordonne l’arrêt des P.O et interdit le travail manuel à tous les prêtres. Tous doivent quitter leur usine et regagner les presbytères.

            Ce fut un choc terrible pour les P.O. qui devaient choisir entre la fidélité à l’Eglise ou à la classe ouvrière!  Cette décision apparaissait comme une trahison de la classe ouvrière qui a de la peine à comprendre ! L’Eglise rejette de nouveau la classe ouvrière ! Cette décision de Rome a eu un grand retentissement !

            Après la décision de Rome, 70 prêtres ouvriers se soumettent à la décision et quittent le travail. Une trentaine décident de continuer pour rester fidèles à la classe ouvrière… ce fut une grande épreuve pour eux… Beaucoup se sont coupés de l’Eglise, mais sont restés fidèles à Jésus-Christ !

            1962-1965 a eu lieu le Concile Vatican II . Dans «  la Constitution sur la vie et le ministère des prêtres » le travail manuel est de nouveau autorisé pour les prêtres comme forme de ministère pour faire grandir le Corps du Christ.

            De nombreux prêtres ont demandé à leur évêque de rentrer au travail. Moi-même je suis entré en 1971 ; avec l’autorisation du Cardinal Renard et d’Abel Cornillon, Vicaire général à l’époque.

Très vite, leur nombre a augmenté et nous étions près de 1000 P.O. en France dans les années 70.

            Tous ces P.O. de la deuxième vague ont été fidèles à l’intuition du début : vivre complètement la proximité et l’engagement avec les ouvriers  pour être porteurs de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Nous n’étions pas à notre compte, c’est l’Eglise qui nous envoyait.

            Nous étions tous engagés dans un syndicat, et quelques-uns dans un parti politique. Ce n’était pas une petite expérience de travail pour deux ou trois ans, mais c’est vraiment un engagement total, durable, avec la classe ouvrière.

            Nous n’étions pas tout seuls, lâchés dans la nature, car très vite s’est mis en place une structure reconnue par l’Eglise pour nous accompagner : c’est le Collectif des prêtres ouvriers. Il y a une Equipe Nationale composée de P.O des différentes régions de France avec la présence d’un évêque. Puis des équipes régionales et des équipes de base, de révision de vie, qui se réunissent régulièrement pour relire et approfondir la mission des P.O. Personnellement je me retrouve avec 5 collègues des Minguettes, Bron, Vaulx en Velin.

            Ce Collectif des PO fait partie de la Mission Ouvrière, créée en 1957, avec l’ACO, la JOC, l’ACE. Nous P.O, nous le croyons très fort, c’est avec les laïcs engagés que nous vivons notre mission au cœur du monde, auprès des plus démunis !

 

            Les P.O. aujourd’hui : actuellement, nous sommes autour de 250 P.O. nous sommes presque tous à la retraite. Il y en a seulement une trentaine qui sont encore en activité ! Dans les diocèses les prêtres sont de moins en moins nombreux. Nos évêques hésitent à envoyer gratuitement des prêtres en mission en-dehors des structures de l’Eglise. Ils donnent la priorité à l’animation des paroisses et des structures pastorales en place !

            P.O. à la retraite nous continuons notre ministère de P.O., en restant engagés dans les milieux populaires où nous vivons, à la périphérie. Nous agissons en étant actifs dans de nombreuses associations auprès des gens les plus démunis, les plus pauvres, en particulier dans les quartiers.

            Sans le savoir les PO ont anticipé la démarche du concile Vatican II et l’ouverture aux périphéries dont parle beaucoup actuellement notre pape François.

            Par leur présence au cœur de la  vie des hommes les PO rappellent à l’Eglise que c’est d’abord l’homme et sa vie qui est sacrée, en particulier celle des plus défavorisés. Ce sont eux qui doivent avoir la priorité pour l’annonce de l’Evangile.

            Lors du Synode de 1971 sur « la Justice dans le monde » les évêques avaient rappelé avec force que » le combat pour la justice et la participation à la construction du monde sont une dimension constitutive de l’annonce de l’Evangile »

 

2 ) Ma vie de Prêtre Ouvrier :

            J’ai été ordonné prêtre en 1959. Il y aura bientôt 60 ans.

Je suis resté trois ans vicaire à Belleville s/Saône- puis 5 ans à St Martin-en-Haut dans les Monts du Lyonnais. C’est là que j’ai accompagné de nombreuses équipes de militants du CMR et du MRJC, sur le secteur de St Symphorien s/Coise et St Laurent de Chamousset. Ce sont tous ces militants chrétiens engagés qui m’ont aidé à découvrir l’importance de l’engagement des chrétiens dans la vie sociale et économique.

            En 1968 j’ai été nommé aumônier diocésain du MRJC. en habitant dans la maison St Jean Baptiste à Lyon. C’était très riche comme ministère auprès des jeunes en responsabilité …mais je souhaitais vivre plus en proximité avec les gens au travail, les gens de tout bord, au ras du sol.

            En 1970 J’ai alors demandé à notre évêque, le Père Renard à l’époque, et au vicaire général le P.Abel Cornillon, de rentrer au travail comme P.O.

Ils m’ont envoyé dans l’équipe des prêtres de Blacé. C’est de là que j’ai cherché du travail sur Villefranche.

            J’ai eu beaucoup de peine à être embauché dans les usines de Villefranche. Certains patrons ne voyaient pas bien ce qu’un curé venait faire dans une usine.

Ils étaient assez méfiants ! Le patron de l’entreprise Bonnet avait même dit : « Bien des employeurs ont été très embêtés par des prêtres ouvriers, je ne tiens pas à ce que ça se passe chez moi » !

            J’ai travaillé quelques mois dans une petite entreprise de la chimie, puis le directeur des relations humaines ( le directeur du personnel ) de Bonnet m’a fait savoir que le patron acceptait de m’embaucher et acceptait les risques.

Assez vite j’ai pu quitter Blacé pour venir habiter dans les HLM du quartier de Belleroche.Ca m’a permis de vivre vraiment au milieu du monde populaire. J’y suis toujours depuis 40 ans.     

 Quand j’ai été embauché chez Bonnet il y avait 1200 salariés.

            L’entreprise fabriquait du gros matériel de cuisine pour les cantines des collectivités : frigo- mélangeurs, banques frigorifiques, congélateurs, gros lave-vaisselle etc…

            Comme je n’avais pas de qualification professionnelle j’ai été embauché comme perceur à l’atelier de mécanique qui comptait un centaine de personnes : des tourneurs, des fraiseurs, des rectifieurs, des perceurs, toutes les professions chargées d’usiner les pièces à la bonne mesure pour le montage des appareils !

            Nous étions une dizaine de perceurs, à faire des trous de toutes sortes et de toutes dimensions ! C’était un emploi de manœuvre classé en bas de l’échelle.

            Au bout de deux ans la direction a proposé des stages de formation pour ceux qui voulaient se qualifier. Avec quelques compagnons j’ai alors fait un stage de 5 mois- pour devenir fraiseur ! Mon travail était un peu plus intéressant, mais je suis toujours resté en bas de l’échelle, classé petit professionnel.

            La CGT et la CFDT étaient très implantées dans l’entreprise. Très vite les copains des syndicats m’ont proposé de prendre ma carte. J’ai adhéré à la CFDT qui correspondait mieux à mes orientations. Aux élections suivantes j’ai été élu comme délégué du personnel, puis au Comité d’entreprise.

            De ce fait, j’avais plus de 20 heures de délégation qui me permettaient

de faire le tour des ateliers pour rencontrer les compagnons à leur poste de travail et de mieux connaître leurs conditions de travail et leurs doléances.

            Avec eux, j’ai participé à de nombreuses grèves dans l’entreprise et à toutes les manifestations dans la rue !

             Les copains n’auraient pas compris que je ne participe pas à la lutte avec eux, surtout en étant délégué. J’étais solidaire à 100% de leur action pour faire reconnaitre leur dignité de travailleur et dénoncer bien des injustices !

 

            Par exemple aux réunions de délégués avec la direction, nous abordions souvent le problème de l’augmentation des salaires. Ces augmentations se faisaient toujours      en pourcentage, c’est-à-dire que les gros salaires étaient toujours avantagés par rapport aux petits et l’écart se creusait de plus en plus !

            Avec une augmentation générale de 2%  celui qui avait un salaire de 2000£ bénéficiait d’une augmentation de 40£ par mois, alors que celui qui avait un salaire de 1000£ bénéficiait seulement de 20£ d’augmentation.

                Avec la CFDT nous avons beaucoup ramé pour que ces augmentations se fassent avec une somme uniforme égale pour tous, de manière à privilégier  les plus bas revenus ! Pour moi, ca me rappelait la parabole des ouvriers envoyés à la vigne qui reçoivent tous le même salaire !

            Mes relations avec les copains de l’atelier :

            Ces relations ont toujours été très bonnes. Avant même que j’arrive à l’atelier tout le monde savait dans l’entreprise qu’un curé avait été embauché. Je n’ai jamais eu de remarque méchante parce que j’étais prêtre. J’en ai eu beaucoup contre l’Eglise institutionnelle, mais jamais contre moi. On a vécu une grande camaraderie. Les copains m’appelaient «  petit Louis »

            Ma présence au travail au ras des pâquerettes valorisait en quelque sorte la vie des copains. Que l’Eglise envoie des prêtres vivre comme eux c’était reconnaître leur dignité de travailleur, la valeur de leur vie.

            Je ne suis pas venu à l’usine avec ma Bible sous le bras pour  faire des sermons, mais je suis venu avec la Parole de Dieu dans le cœur, pour bien accueillir tous ces camarades en vérité comme des frères, et découvrir de plus en plus en eux

les richesses de l’évangile qu’ils vivaient déjà, en particulier la solidarité !

            Je ne sais pas si j’ai ramené beaucoup de camarades à l’Eglise et à la foi,  mais je pense que par ma vie de PO je les ai aidés à changer leur regard envers l’Eglise et envers ce Dieu auquel je croyais. C’est un ministère de 1ère annonce !

Ma proximité avec eux a permis beaucoup de dialogues, de confidences, de partage de toutes sortes.

            Mon plus proche voisin de perçage, Jules, était un Espagnol très anticlérical. Il avait fait la guerre contre Franco et avait été exilé en France. Il en voulait à mort aux curés et à l’Eglise qui avaient soutenu Franco, et il ne voulait à aucun prix qu’il y ait un curé à son enterrement. Travaillant côte à côte, peu à peu nous nous sommes apprivoisés jusqu’à devenir de bons copains. Jules est décédé assez rapidement d’un cancer. Il a eu un enterrement très civil. J’y suis allé et je l’ai confié au Seigneur avec tout ce que nous avions vécu de positif ensemble.

 

            Chaque jour, à 8 H. il y avait la pause casse-croute d’un quart d’heure au pied des machines dans l’atelier. Avec les copains de travail les plus proches nous nous regroupions, une dizaine, en cercle pour pouvoir discuter un peu.

            Je garde un souvenir assez fort de ces temps de casse-croute où chacun pouvait s’exprimer très librement sur ce qu’il avait vu à la télé la veille, sur tous les évènements du moment. Pour moi c’était un peu comme une réunion de révision de vie où nous acceptions de nous remettre en question entre nous.

            Un jour Georges se met à crier contre les « bougnouls » qui l’ont empêché de dormir durant toute la nuit à cause du barouf qu’ils ont fait ! J’écoutais sans rien dire.

C’est Roger qui m’a interpellé : « Alors Louis, tu laisses dire tout ça, tu ne réponds pas »

Pour lui c’était évident qu’en tant que P.O. je ne pouvais pas être raciste ; d’ailleurs je défendais toujours les immigrés. Bien sûr j’ai répondu à Georges calmement en lui rappelant en particulier qu’il ne fallait pas mettre tous les étrangers dans le même sac.

Beaucoup avaient autant de valeurs que les Français …Regarde ceux qui travaillent avec nous dans l’atelier …

            Plusieurs copains m’ont demandé de célébrer leur mariage ou celui de leurs enfants ;  de baptiser leurs enfants ; ou de célébrer les funérailles d’un membre de leur famille.

            Au cours de ces célébrations j’ai pu témoigner de ma foi d’une manière plus explicite.

 

Le licenciement – Après 20 ans de présence, en 1990 j’ai été licencié avec une centaine de copains de plus de 55 ans car la situation de l’entreprise se dégradait de plus en plus ! Ce fut un moment un peu difficile à vivre, surtout pour ceux qui craignaient de se retrouver enfermés entre les 4 murs de leur logement, car ils n’avaient aucun engagement par ailleurs !                                                                                                                              Personnellement j’ai continué mon ministère de  P.O. en restant proche des plus pauvres, des plus démunis

  • Je me suis engagé un peu plus dans le Comité des locataires de Belleroche où je suis resté responsable pendant 17 ans. Je participe toujours à l’action !

Belleroche : 6000 Habitants – 70 % ont un revenu en-dessous du seuil de pauvreté !

  • Je suis resté à la CFDT en participant à la section des retraités ; j’y suis encore.
  • J’ai assuré des permanences à la Bourse du travail de Villefranche pour aider les salariés qui avaient des problèmes avec leur employeur dans leur entreprise.
  • J’ai été conseiller du salarié durant plusieurs années pour accompagne à leur entretien préalable ceux qui étaient licenciés.

– Actuellement je suis membre du Conseil Citoyen de Belleroche pour représenter les locataires auprès des responsables du Plan de rénovation du quartier de Belleroche.                                               

– J’accompagne comme aumônier plusieurs équipes d’ACO, le Groupe islamo-chrétien, un groupe de partage d’évangile sur Belleroche…

 

Et je donne un coup de main à la Paroisse pour les célébrations en cas de besoin !                                   

Mon ministère de PO continue …

 

Voilà je m’arrête là !

Nous PO nous vivons un ministère d’humanité, il fait partie des multiples manières de vivre le ministère presbytéral pour annoncer la Bonne nouvelle de J-C à tous, en particulier à tous ceux dont l’Eglise est éloignée.

      Depuis 50 ans notre monde a bien changé… mais il y a toujours des millions d’hommes et de femmes qui vivent écrasés dans des situations de misère humaine et spirituelle !

Ce sont tous ces petits de la périphérie qui doivent avoir la priorité dans notre mission de disciples de Jésus-Christ, que nous soyons laïcs ou prêtres !

En vivant la proximité et le partage, soyons auprès d’eux, ensemble, des témoins de la tendresse du Seigneur !

 

                                                      A Villefranche le 30 septembre 2017

                                                                      Louis Granjon                                                                 

Accès aux archives '' ) ); ?>