Patricia Lorentz

Lorentz

 

Patricia, merci de vous présenter ainsi que votre petite famille

Mon mari Antoine est Alsacien (il ne parle qu’Alsacien dans sa famille). Je suis Dauphinoise. Nous avons habité sept ans en Suisse où sont nés Pierre-Jean et Xénia (Eugénie en grec). En 2004, nous arrivons à Limas pour raison professionnelle, Antoine voyage beaucoup, j’élève nos enfants qui, en plus de leur scolarité, font des activités comme le dessin, l’escalade, la chorale, théâtre… et le MEJ (Mouvement Eucharistique des Jeunes).

 

Chaque semaine, vos enfants vont rendre visite à une grand-mère, paroissienne de Notre Dame ?

Oui, en arrivant en 2004, lors d’un repas paroissial à L’Atelier, au hasard, nous nous sommes assis à table à coté d’elle. Nous avons vraiment sympathisé. Depuis, nos enfants aiment aller chez elle pour échanger, écouter, parler, goûter, apprendre… Leurs grands-parents sont loin et ils ont ainsi trouvé une grand-mère d’adoption. Pour cette grand-mère, les enfants lui apportent un moment de gaieté, de rires, de jeunesse de fraîcheur et de joie.

 

Quels sont vos engagements ?

* Après 2 ans de catéchèse à Mongré, j’ai préféré me tourner vers le MEJ (Mouvement Eucharistique des Jeunes).

* Nous avons amené 2 ans nos enfants au service de l’Eucharistie : enfants de chœur.

* Aujourd’hui, j’accompagne un enfant de 7 ans qui a de graves problèmes du comportement : nous sommes une équipe de bénévoles qui nous succédons auprès de lui de 9 heures à 18 heures pour jouer avec lui. Nous pratiquons la méthode 3 i qui consiste à faire sortir cet enfant de « son monde », en le stimulant Individuellement, Intensivement, Interactivementdans le but d’améliorer sa communication. Cette méthode est basée sur le jeu, l’affectif et l’enthousiasme. Après 1 an et demi, il a beaucoup changé : il nous regarde, il dort la nuit, il fait des jeux de société. Son monde de violence a bien régressé.

 

Parlez-nous du MEJ, quelles difficultés, quelles joies ?

C’est un mouvement pour les jeunes entre 7 et 20 ans créé par les Jésuites. Il a démarré en France en 1962 et existe aujourd’hui dans 32 pays. C’est un mouvement très structuré, qui a toujours un projet pour l’année, avec un programme, et au cœur : l’Eucharistie.

A Villefranche, 7 personnes se sont engagées à ce service pour une trentaine d’enfants.

Le MEJ m’a remis une lettre de mission pour assurer le relais entre le responsable diocésain et notre paroisse. En septembre j’ai lancé l’année, trouvé des animateurs. J’aime beaucoup ce mouvement car l’adulte est bien présent pour encadrer les enfants. En plus, je suis heureuse d’accompagner mes enfants dans leur recherche de foi.

Ce monde des enfants vous prend du temps, quel message pouvez-vous dire à tous ces jeunes qui font un peu « la grimace » pour participer à l’Eucharistie ?

Lors des rassemblements MEJ, les jeunes travaillent sur un thème qui est repris lors de la messe en fin de rencontre. Ces messes MEJ sont toujours très joyeuses et les jeunes aiment beaucoup y participer.

En réunion d’équipes les enfants réfléchissent sur des textes d’Evangile afin de les comprendre (« Chercher et trouver Dieu en toutes choses ! » – St IGNACE de Loyola), et sont invités à vivre leur foi dans leur vie quotidienne. Ils sont en petites équipes pour apprendre à mieux s’écouter, à s’exprimer, à agir ensemble et à accepter leurs différences.

Tous ces jeunes sont vraiment contents et ils reviennent toujours enchantés des réunions et rassemblements.
Chaque année nous avons un thème général et cette année il est :

« CAPTE LA MUSIQUE ET ENTRE DANS LA DANSE ! »

Propos recueillis par Martine et Yves Tricou, 14 janvier 2011

 

 

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