Mikette Minot

Mikette

Tout le monde ne te connait que par ce joli surnom, donc on le garde ! De quelle région viens-tu Mikette et qu’as-tu vécu avant d’arriver à Cogny ?

Je suis née à Annonay en Ardèche, de parents Ardéchois, d’ailleurs j’ai de la famille là-bas dont un oncle prêtre. Fratrie de deux enfants. Mon frère est décédé il y a 15 ans…

Toute ma scolarité, je l’ai faite à Annonay, puis j’ai travaillé comme secrétaire dans les tanneries.

Etant responsable d’un groupe de jeunes pour un jumelage avec l’Allemagne, j’ai dû emprunter des tentes aux scouts de Villefranche : ce fut ma rencontre avec Georges. Lui, un vrai caladois depuis plusieurs générations. Nous nous sommes mariés en 1969.

Aujourd’hui, nous avons quatre enfants et onze arrières petit-enfants.

J’ai un peu travaillé à la Sécurité Sociale, puis j’ai élevé mes enfants et je suis virtual reality glasses rentrée dans l’entreprise de mon mari. Cette entreprise de charpente et menuiserie a été créée par le grand-père de Georges en 1914, nos deux fils sont donc la quatrième génération qui gère l’entreprise. Après avoir habité Villefranche puis Limas, nous sommes montés à Cogny au moment de la retraite, en pleine campagne où nous avons la chance d’accueillir petits et grands car la famille, cela compte beaucoup pour nous.



Quels hobbies as-tu ?

– La marche en montagne et dans le Beaujolais. J’aime beaucoup la montagne, la nature, le jardinage, les fleurs, la natation… Je suis pragmatique : il faut toujours que je bricole, je cuisine, je fais de la couture etc… etc.



Week-end « Vivre et Aimer », vingt ans après, qu’en dis-tu ?

Pour nous deux, il y a eu l’avant puis l’après. Aujourd’hui, on vit toujours de « Vivre et Aimer ».

Nos enfants ont été marqués par notre démarche, et ils adhèrent … Il y a vraiment un dialogue qui fait partie de notre quotidien… Cette méthode est unique, c’est du vrai pour nous et c’est du vrai avec nos enfants.



Quels engagements as-tu vécus ?

– Scoutisme : d’abord Jeannette, puis guide, enfin responsable de Louveteaux.

– Chorale paroissiale à Annonay.

– J’ai été responsable d’un jumelage de jeunes à Annonay.

– Parent responsable à Mongré.

-Nous avons fait partie de Groupes Ponts au sein de « Vivre et Aimer » avec toutes ses installations matérielles avant les sessions de Week-ends.

– Participation aux Mouvements des Cadres Chrétiens et Equipes deDirigeants Chrétiens.

– Enfin les Fleurs.

Quand nous rentrons à Notre-Dame des Marais, notre regard est toujours attiré par les fleurs, c’est superbe ! Raconte-nous cette passion ?

Quand j’ai rencontré Marcelline Salvaire, professionnelle d’art floral, j’ai eu le déclic. Première formation qui a déclenché l’envie de faire, de composer, de créer, et cela depuis vingt cinq ans… Pas dans le contexte de mettre beaucoup de fleurs, mais de proposer le recueillement… En arrivant, d’abord je me pose, je fais la paix en moi, je regarde les textes du jour ou les temps liturgiques et, à partir de tout cela, je me laisse interpeller et je crée en essayant d’interpeller également tous ceux qui vont venir prier. Ce n’est pas l’ « amas » de fleurs qui compte, mais le regard que l’autre va poser sur l’ensemble et qui va l’interpeller… Ce qui aiguise, c’est le sens du beau, le regard…

Jamais je n’ai composé d’aussi beaux bouquets qu’en Eglise… Dans un bouquet, il n’y a pas de symbolisme, mais c’est l’interprétation qui fait que l’autre trouve Dieu… Par rapport à la fleur, je me sens humble, car c’est elle qui parle : par sa taille, sa couleur, sa forme…

On est un groupe de sept personnes pour Notre-Dame des Marais, mais chaque clocher à ses « fleuristes ».

On choisit les fleurs de saisons, parfois les gens nous donnent des fleurs de leur jardin, sinon on achète car nous avons un budget. La confection d’un bouquet dure une heure, on travaille en équipe, on s’entraide, on se donne des idées. Je vais à Notre-Dame des Marais tous les huit ou quinze jours… et quand arrive Pâques, on se dit : « Mon Dieu ! Jeudi Saint, Vendredi Saint, Pâques, puis s’enchaînent Ascension, Pentecôte, et les Premières Communions.

Toute l’équipe, nous avons une journée de formation par trimestre.

Discrètement Mikette, par les fleurs, tu nous aides à prier et à louer Dieu. Que voudrais-tu dire aux personnes qui rentrent dans nos églises ?

« Oui le beau témoigne de la présence de Dieu, que cela soit par la musique, les fleurs, les chants… Le beau capte tous nos sens et Dieu passe à travers.

En quittant l’église, je prends du recul pour revoir les bouquets et je me sens remplie de joie et de sérénité. »

 

Propos recueillis par Martine et Yves Tricou, 25 avril 2011

 

 

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