Edito

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,25-28.34-36.

Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière.

 

Les préparatifs de Noël sont en cours.

Les catalogues sont déjà dans toutes les boîtes.

Les réservations pour les vacances sont faites.

Les invitations sont lancées.

Le menu est commandé.

Tout est prêt pour Noël.

Mais ne manque-t-il pas quelque chose d’essentiel ?

Nous avons tout préparé, sauf notre cœur.

Le temps de l’avent est ce temps qui nous permet d’accueillir la chose la plus inouïe : le Fils de Dieu se fait homme.

Ce n’est pas si évident à admettre, d’ailleurs nombre de nos contemporains en doute toujours. Noël n’est pas une fête chômée, payée pour rien. Si nous conservons ce jour comme un jour hors du temps, cela signifie qu’il y a de l’impossible qui se réalise.

Dieu se fait homme ! Croyez-vous vraiment que cette phrase soit assimilée. Il nous faut du temps pour l’admettre, le comprendre et en vivre. Le texte de ce jour nous parle du deuxième avènement du Fils de l’homme, de son retour glorieux sur terre. Le temps qui nous est offert est là pour nous préparer à son premier avènement, à sa venue.

Les signes de la nativité ne sont pas cataclysmiques, ils sont tout simples et revêtus d’humilité, une femme, un homme, un bébé. Une nuit comme tant d’autres sur notre terre. Et un cri qui vient déchirer le silence, et le chant des bergers.

Rien ne sera plus comme avant, Dieu s’est fait l’un des nôtres.

Le bouleversement se produit en nous. Dieu vient parmi nous, Dieu vient en nous. Le temps de l’avènement est manifesté, allons-nous simplement nous préparer de manière extérieure ? Ce n’est pas une occasion de plus pour faire la fête et pour nous retrouver en famille. C’est ce temps va nous permettre de réaliser ce bouleversement profond et durable.

Je suis aimé d’une manière infinie par Dieu, au point qu’il vient lui-même me visiter. Bon avent.

Jorge JIMENEZ